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Sites pilotes du projet

La mise en œuvre du projet porte sur quatre sites pilotes qui sont :

  1. Les Cinq communes bordant la lagune de Nador qui est un site Ramsar ;
  2. La Commune Rurale de Beni-Chiker qui abrite deux SIBEs (le Cap des trois fourches et le Jbel Gourougou) ;
  3. La Commune Rurale de Boudinar ;
  4. La zone Ras El Ma –Saïdia qui comprend un site Ramsar, l’embouchure de la Moulouya.
  • Site de la lagune de Nador

Le site pilote de la lagune de Nador s’étend sur cinq entités administratives : les trois Communes Rurales de Kariat Arekmane, de Bou Areg et Iheddadene, et les deux municipalités Nador et Beni Ensar. La lagune de Nador, dite Marchica ou Sebkha Bou Areg, est la plus grande lagune du Maroc, avec une superficie de 115 km2. Un cordon dunaire littoral, long de 24 km, dont la largeur atteint par endroit 2 km, et dont la hauteur varie de quelques mètres à une vingtaine de mètres, ferme la lagune.  L’eau de la lagune de Nador a trois origines différentes : les eaux marines, qui pénètrent dans la lagune par une passe, les eaux de la nappe de Bou Areg, et les eaux continentales, apportées par les oueds.

La lagune constitue un site d’une très grande importance et d’un grand intérêt pour la biodiversité. Compte tenu de la diversité de ses habitats (eau libre, zone marécageuse, sansouire, cordon dunaire, etc.), ses espèces de flore et de faune sont aussi très diverses, comprenant des espèces d’importance socioéconomique dont des poissons, des mollusques et des crevettes. Néanmoins, la lagune souffre d’un important processus de dégradation, en particulier quant à la qualité des eaux, ce qui a des impacts négatifs sur la biodiversité et, en même temps, sur l’économie locale liée à l’eau, comme la pêche traditionnelle.

Selon le Recensement Général de la Population et de l’habitat (RGPH) de 2004, la population du site compte environ 225368 habitants, organisée en 46 984 ménages de taille moyenne de près de 4,8 habitants/ménage. Elle est composée à 86 % d’urbains et 14 % de ruraux. La population active constitue à peu près 63%;  le taux d’analphabétisme moyen des cinq communes atteint 39%. Ce taux est plus élevé chez les femmes que chez les hommes, il est donc de 51% pour la première catégorie est de 27% pour la deuxième.

Plus du 2/3 de la population du site possède un âge compris entre 15 et 59 ans. Plus d’un tiers (37%) de la population de la zone d’étude est actif (La population active comprend toute personne, homme ou femme, travaillant ou cherchant un emploi dans une branche d’activité économique).  Ce taux dépasse la moitié pour les hommes (58%), alors qu’il est très faible chez les femmes (15%). Le type de travail qui  prédominance est le statut salarial (57%).

En ce qui concerne les conditions et types d’habitats, 75 % de la population habitent dans des maisons marocaines, 8,4% dans des appartements, 6,9% dans des logements de type rural et 3 % dans des habitats sommaires. Le type villa ne concerne que 1 % et les autres types d’habitations 5,8% des ménages. Les ménages propriétaires de leurs logements représentent un pourcentage de 59,6 % alors que les locataires sont de 22 %. Les autres ménages (18,4 %) occupent d’autres statuts (logement de fonction, logement gratuit, …).

Du point de vue équipement de base, les ménages disposant d’électricité sont de 84% et seulement 61% sont abonnés à un réseau d’eau potable. Sur le plan assainissement, 47% des ménages évacuent leurs eaux usées par le réseau public et 29 % utilisent le mode d’évacuation par puits perdus. Le reste utilise d’autres modes d’évacuation. La production de déchets solides dans la municipalité de Nador est de 0,9kg/hab./j. Le traitement des déchets s’effectue  actuellement sur une seule décharge située à Ouled Settout. Les décharges publiques sont des décharges sauvages et illégales. Une bonne partie des déchets non collectés est déversée dans les oueds, puis charriée dans la Mar Chica. Les deux communes urbaines de Nador et Béni Ansar présentent des taux de branchement au réseau public d’eau potable satisfaisant.  Par contre, le taux de branchement reste très faible pour les communes rurales de Bouareg, Ihaddadene et Arekmane.

Le site dispose de deux ports, celui de Béni Ansar et le port de Sidi Ali. Le premier est un grand port destiné aux activités de pêche maritime et au transit des passagers et marchandises; le deuxième est un petit port de pêche artisanale.  La pêche artisanale au niveau de la lagune de Nador concerne 390 barques.

D’après les données du Recensement Général de l’Agriculture (RGA) de 1996, la surface agricole utile (SAU) est estimée à 22 546 ha, répartie sur 6 414 exploitants, soit une superficie moyenne par exploitation de l’ordre de 3,5 ha. Une agriculture intensive est pratiquée au niveau de la plaine de Bouareg.

Le tourisme dominant au niveau du site se traduit par le balnéaire. Les trois plages entourant la lagune de Nador répondent aux normes requises en matière de qualité des eaux de baignade et des sables (plages de Kariat Arekmane, de Mohandis et de Bocana).

  • Site de la commune rurale de Beni-Chiker (Cap des Trois Fourches)

La superficie de la commune rurale de Beni Chiker est de 12 846 ha, et renferme la partie continentale du Site Ramsar Cap des Trois ainsi qu’une partie du SIBE Mont Gourougou. Les principales contraintes physiques dus site sont l’importance des surfaces en pente et des substrats meubles, peu résistants, étant donné l’état de dégradation du couvert végétal et les phénomènes d’érosion qui y sont très importants.

Compte tenu de l’aridité du climat, de l’insuffisance des impluviums, de l’existence de fortes pentes, des caractéristiques des sols et de la proximité du niveau marin, le Cap des Trois Fourches se caractérise par une quasi-absence d’eaux souterraines et par des écoulements superficiels peu importants. La faiblesse des potentialités hydriques génère d’importants problèmes d’eau potable pour les populations locales.

La commune rurale de Beni Chiker présente des potentialités forestières très importantes. Le Cap des Trois Fourches présente un intérêt paysager exceptionnel. Le site se partage entre espaces terrestres et marins. Il comporte des secteurs côtiers à forte productivité, avec une grande diversité d’habitats sous-marins qui profite aussi bien à l’alevinage qu’aux mammifères marins de passage. Quant aux espaces terrestres, ils sont relativement dénudés, mais les falaises portent une végétation rupicole assez riche en espèces.  La flore du site se caractérise avant tout par un endémisme marqué. La végétation du massif de Gourougou est essentiellement artificielle, les reboisements correspondent à diverses essences forestières.

La population légale (Direction de la Statistique, 2004) de la commune de Beni Chiker, est estimée à 23 050 personnes, dont 82% rurale, réparties en 4464 ménages. La population âgée entre 15 et 59 ans, c’est-à-dire la population en âge d’activité, occupe une proportion importante dans la pyramide des âges, soit 58% avec une faible différence entre les hommes et les femmes, due à l’émigration des hommes. Environ 80% de la population totale habite dans des maisons marocaines, 14  % occupent des logements de type rural, 1,9% occupent des habitats sommaires; et 1 % habitent dans des villas.

Le taux d’analphabétisme moyen est de 48%,  avec 63,0% pour le sexe féminin et 32 % pour le sexe masculin. Environ 94% des alphabétisés âgés de 10 ans et plus possèdent un niveau d’étude primaire, collégial ou secondaire. Plus d’un tiers de la population totale est active, soit 34%. Le taux d’activité s’élève à 34% du total, avec  55% pour les hommes  et 14% pour les femmes. Les salariés constituent 53% des actifs, les indépendants 35,5% de la population active, et la catégorie dite « aide familiale » concerne 5,3% du total.

La commune de Béni Chiker gère un réseau d’alimentation en eau potable en bon état sur une longueur de 10km. L’eau provenant d’un bassin hydraulique situé à 3 Km vers le Sud-est d’Imharchen est accumulée dans un réservoir de capacité de 600 m3 situé au centre de Béni Chiker. Le nombre d’abonnés au réseau d’adduction en eau potable atteint 1600 usagers, soit un taux d’abonnement de 20 %. Ce taux est de 95% dans le centre de Beni-Chiker, mais il n’est que de 10% pour  le reste des douars de la commune. Cependant, les quantités d’eau disponible sont insuffisantes surtout en période estivale.  La production et la distribution de l’électricité sont confiées à l’Office National d’Electricité (ONE). La longueur du réseau est de 45km. Le taux d’abonnement à l’électrification est de 98 %. La majorité des douars liés au réseau bénéficient de l’éclairage public. Cependant, les équipements électriques sont anciens avec des coupures récurrentes de l’électricité.  Les décharges incontrôlées et non équipées prolifèrent dans la commune et constituent une menace environnementale de premier ordre.

L’exploitation des ressources la plus répandue dans tout le site est l’agriculture, associée aussi à la pêche dans des douars proches de la mer. La SAU de la commune est estimée à 4095 ha répartis sur 1916 exploitations agricoles, avec une taille moyenne de 2,1 ha/exploitant. Les terres sont à 92% « Bour » et à 8% irriguées. L’élevage pratiqué est de type extensif dominé par les ovins. En dépit de son caractère artisanal, la pêche reste une activité principale pour de nombreux habitants de Béni Chiker.

D’autres activités existent dans le site,  et sont exercées d’une façon principale ou secondaire par les exploitants agricoles, mais ces activités restent toujours marginales.  Le tourisme concerne l’activité balnéaire et le tourisme de nature. Le premier est rencontré au niveau du Cap des Trois Fourches sur les plages de Tibouda et Dchar Rana. Cette activité est appelée à connaître un grand développement avec les projets touristiques prévus ou en cours dans le site (le complexe touristique Abdouna-Tarifa, en cours de réalisation depuis 2009).  Le tourisme de nature ou plutôt la recréation se pratique au niveau du Mont Gourougou.

  • Site de la commune rurale de Boudinar

La commune de Boudinar se trouve sur le bassin de Boudinar qui constitue une région de transition entre le Rif Central élevé et humide et les vastes bassins et plaines arides qui s’étendent à l’Est. Les reliefs du bassin sont taillés dans des substrats de lithologies différentes. L’oued Amekrane est le principal cours d’eau du bassin. Son lit se dirige vers la mer avec une pente très importante dans une vallée profonde qui s’élargit rapidement dès le premier kilomètre. Sur le plan climatique, le bassin de Boudinar est soumis à  un climat typiquement méditerranéen, caractérisé par une période sèche qui dure six  mois. Le bioclimat du bassin de Boudinar est généralement de type semi-aride à hiver tempéré ou chaud et stationnellement subhumide dans les sites élevés. La commune est caractérisée par une végétation qui comporte plusieurs espèces adaptées à la sécheresse.

Environ 90% des alphabétisés âgés de 10 ans et plus possèdent un niveau d’étude primaire, collège ou secondaire. En corrélation avec la scolarisation, on peut dire que le taux d’analphabétisme dans la commune de Boudinar s’élève à 64% de la population totale avec 46% pour le sexe masculin et 78% pour le sexe féminin. Le sexe masculin est moins analphabète que le sexe féminin à cause de la persistance de certaines traditions dans le milieu rural qui constituent des facteurs limitant à la scolarisation des filles.

Un quart de la population totale est actif, et il est de 50% chez les hommes et seulement 4% chez les femmes.  Le taux d’activité dans la commune de Boudinar s’élève à 25% dont 50% de sexe masculin et 4% de sexe féminin. Dans la situation professionnelle des actifs, les statuts indépendant (43%) et salarié (40%) dominent. Le type d’habitat dominant est la maison marocaine.  La catégorie dite « aide familiale » concerne 14% du total.

Malgré le caractère rural de la commune, l’habitat rural n’occupe que 26% dans la commune de Boudinar. Alors que le logement « maison marocaine » reste le plus dominant. Un faible pourcentage de ménages occupe des logements du type « villa » construits suite au retour des marocains résidents à l’étranger. Suite au caractère rural de la zone, la plupart des ménages sont propriétaires de leurs logements. Alors que le statut locataire reste très faible.

La pénurie de l’eau constitue  une contrainte majeure pour l’avenir de la population de la commune. Le taux de branchement en eau potable est très faible (30%) et les ressources hydriques existantes sont menacées da salinité et de surexploitation. Cependant, le taux de raccordement au réseau d’électrification dépasse les 90%. On note aussi une absence totale d’infrastructures d’assainissement liquide et de traitement des eaux usées. L’assainissement solide est en grande partie assuré par la population locale. Le ramassage des ordures par la commune est limité au niveau du village chef lieu de la commune. Le réseau routier fait défaut au niveau du site de Boudinar.

L’exploitation des ressources la plus répandue dans tout le site est l’exploitation agricole, associée à la pratique de la pêche dans certaines localités.  Selon les données du RGA (1996), la superficie agricole utile au couvre 1761 ha, dont 88% de terres « Bour » et 12% de terrains irriguées limités à de petites parcelles le long de Oued Amekrane. L’agriculture pratiquée est de type traditionnel et  reste peu mécanisée. La céréaliculture occupe plus de 80% de la SAU totale.

La pêche est pratiquée au niveau de la plage de Sidi Driss dans le douar Ait Tayar. A mi chemin entre les deux extrémités de la plage, on trouve des constructions souples éparpillées qui font office d’abris pour les petites embarcations de la pêche artisanale. La pêche joue un rôle de complémentarité à  l’activité principale qui est l’agriculture.

  • Site de Saïdia-Ras El Ma

Située à l’extrême nord-est du Maroc, la zone côtière Saïdia – Ras El Ma est limitée au nord par la mer méditerranée sur une distance d’environ de 35 km, à l’est par l’Oued Kiss et la commune rurale Aghbal qui la séparent de l’Algérie, à l’ouest par la commune rurale d’El Berkaniyine et  au sud par les communes rurales d’Oulad Daoud Zhanine, de Boughriba, Zegzel et Fezouane .

Ce site se trouve sur le bassin de la Moulouya qui est constitué par plusieurs unités structuranbtes : les monts des Béni Snassene ; les collines des Oulad Mansour ; les monts de Kebdana ; et  la plaine de Triffa.  L’hydrologie de la basse Moulouya résulte de l’interférence entre le rythme marégraphique, les apports continentaux, et les apports pluviaux locaux.  Le climat y est de type méditerranéen semi aride à hiver tempéré. Les précipitations sont caractérisés par une variabilité intra et interannuelles très marquée, avec en moyenne 250 à 500 mm/an.

Le SIBE de la Moulouya constitue l’estuaire de la plus grande rivière du versant méditerranéen du Maghreb et du plus long oued du Maroc. Ses fonctions écologiques sont nombreuses : l’atténuation des inondations de la rivière,  un milieu pour le séjour de quelques espèces de poissons devenus rares ou menacés au Maroc et un lieu de repos, de nidification ou d’hivernage pour de nombreuses espèces d’oiseaux d’intérêt mondial.

La population totale du site s’élève à 42 699 habitants. Elle est repartie en 8 833 ménages, dont la grande partie est représentée par la population rurale avec 76 %. La population en âge d’activité (15 à 59 ans) représente 64% en moyenne. La zone de Saïdia enregistre le taux de scolarité le plus élevé du secteur par 73%, suivie par les communes rurales Laatamna (58%), Madagh (53%), et Ras El Ma (48%).

Le taux d’activité dans le site est d’environ 37% de la population du site et varie d’une commune à l’autre.  Cette variation est nette pour le sexe féminin.  Les statuts « Aide familiale » et « Salarié secteur privé » sont les plus répandus, avec 50% et 52%, respectivement.

Le logement type « maison marocaine » reste le plus rencontré dans les deux centres urbains de Saïdia (68,2%) et Ras El Ma (53,7). Les deux communes rurales de Laatamna et de Madagh sont dominées par l’habitat maison « de type rural ».  Le taux de branchement des ménages au réseau d’eau potable est très faible à l’exception de la municipalité de Saïdia dont  le taux s’élève à 90%. L’électrification concerne plus de 50% des ménages du site.

Les principales infrastructures relevées dans  la zone  sont La station balnéaire de Saïdia. Cette station s’étend sur près de 800 ha dont plus de 350ha étaient classés « terrains forestiers » ; le port de plaisance de Saïdia relevant de la station balnéaire ; le port de Ras Kebdana, construit en 1983 et  principalement destiné à la pêche ; les constructions urbaines, occupant près de 890 ha et regroupés  principalement dans les deux centres urbains.

L’agriculture est la principale activité exercée par la population locale. La SAU totale au niveau de site du littoral de Saïdia-Ras Elma est de 19 939 ha. La superficie des cultures irriguées représente 51% de SAU totale, elle domine principalement la plaine de Triffa. 80% des exploitants n’ont aucune activité secondaire et ne vivent que de l’agriculture. Les céréales sont les principales cultures rencontrées au niveau de ce site. Elles occupent 37% de la SAU totale. L’arboriculture à base d’agrumes et le maraîchage à base de pomme de terre ont une place importante au niveau des zones irriguées (plaine de Triffa).

Le littoral de Saïdia Ras-El Ma dispose d’un seul port de pêche, celui de Ras Kebdana. Au niveau de  l’embouchure de la Moulouya, la pêche concernait principalement les civelles et les anguilles, amodiée par la société MAROST jusqu’en 2003. Le stock de coquillages, notamment de Venus gallina, qui supportait l’activité de pêche a été complètement épuisé. En plus des barques qui débarquent dans le port de Ras Kebdana, environ 150 barques restent de part et d’autre de l’embouchure de la Moulouya.

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