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Les zones côtières couvrent moins de 15 pour cent des terres émergées du globe, mais c’est là que vit et travaille la majorité de la population mondiale. Leur importance sur les plans écologique et socio-économique est largement reconnue. Pourtant, les tendances des vingt dernières années révèlent une aggravation de la pollution des côtes, une accélération de la destruction des habitats marins côtiers et, dans de nombreuses régions, une diminution des prises d’espèces de poissons de mer en raison de la surexploitation des lieux de pêche et de la pollution.

A l’échelle internationale:

C’est pour faire face à cette dégradation que l’étude de la Gestion Intégrée des Zones Côtières a été réalisée, au cours de la période 1988-1991, par le Groupe sur la gestion des ressources naturelles du Comité des politiques d’environnement de L’Organisation de Coopération et de Développement Économiques (OCDE), et a connu la participation, dans un 1er temps, de 16 pays membres de cette même organisation.

  • Norvège : Le projet Lenka et l’aménagement de la zone côtière
  • Grèce : La zone côtière humide de Messolonghi-Aitolikon
  • Pays-Bas : L’Étude de l’estuaire de l’Escaut oriental
  • Italie : La lagune de Venise
  • Allemagne, Danemark, Finlande, Suède : Efficacité de la Convention d’Helsinki comme outil de gestion intégrée des ressources côtières de la mer Baltique
  • Canada : Développement durable de l’estuaire du Fraser
  • Suisse : Prise en compte des questions d’environnement dans la gestion du lac Léman,
  • Turquie : Prise en compte des questions d’environnement dans la gestion des zones côtières : la baie d’Izmir
  • Portugal : La lagune de Ria de Aveiro
  • États-Unis d’Amérique : La baie de Chesapeake
  • Australie : Étude de cas sur le sud-est de la Tasmanie
  • France : L’estuaire de la Seine
  • Yougoslavie: La baie de Kastela  et la mer intérieure de Seto
  • Royaume-Uni : Protection des zones côtières sur la côte sud
  • Nouvelle Zélande : Une solution institutionnelle aux problèmes de gestion des zones côtières.

De par son efficacité, son efficience et le franc succès qu’a connu cet outil de gouvernance, la GIZC a pu être appliquée dans plusieurs autres pays à travers le monde, dont nous retenons en particulier les suivants :

  • Pays de l’Océan Indien:

Dans le cadre de l’amélioration des Evaluations d’impact Environnemental (EIE) pour la Région Ouest Ocean Indien (OOI), des sessions de format ion GIZC ont été mises en place dans les pays concernés par le programme régional de gestion durable des zones côtières (ProGeCo). Ces sessions sont tenues dans tous les pays cibles, à l’exception de la Somalie, à savoir :carte1

  • Kenya : La nouvelle politique de GIZC a récemment été validée par les parties prenantes. Le Plan d’Action GIZC a été validé en juin 2010 par les parties prenantes.
  • Comores : Le Plan national GIZC ainsi que le Plan GIZC pour chacune des trois îles ont été adoptés. Un comité national ainsi que trois comités GIZC pour les îles ont été créés avec des secrétariats administratifs.
  • Madagascar : Un palier important pour la GIZC à Madagascar a été atteint lorsque la Stratégie GIZC a été examinée par le conseil des ministres en février 2010. Le comité national GIZC a été institué et a pu travailler plus efficacement, malgré la situation politique actuellement difficile dans le pays.
  • Afrique du Sud : La loi sur la gestion intégrée des côtes d’Afrique du Sud est entrée en vigueur il y a six mois.
  • Seychelles : Le rapport du Plan de gestion environnementale des Seychelles (EMPS 2001-2010) a été complété grâce à un processus multi parties. De plus, avec le soutien de ProGeCo, les Seychelles ont créé le premier site Internet national de GIZC dans l’OIO sur lequel on peut trouver toutes les informations sur le cadre de travail.
  • Tanzanie : La première ébauche de la nouvelle stratégie nationale de gestion intégrée de l’environnement côtier (NICEMS) a été complétée.
  • Zanzibar : Le Plan national GIZC a été adopté.
  • Maurice : C’est le premier pays a terminé l’examen externe complet et détaillé de sa GIZC. Le pays est actuellement en train de piloter la décentralisation de la GIZC au niveau local à La Gaulette/Le Morne et à Flic-en-Flac.
  • Rodrigues : Le Comité régional GIZC de Rodrigues a été institué et travaille actuellement sur la création d’un Office public de gestion des données GIZC.
  • Inde :
    • Contexte du projet :

Comme cité auparavant, le projet GIZC est  multidimensionnel : il analyse les implications du développement, les conflits d’usage et les interrelations entre les processus physiques et les activités humaines d’une part, et favorise les liens et l’harmonisation entre les activités côtières et océaniques sectorielles d’une autre.

C’est dans ce contexte que le Ministère des Forêts et de l’Environnement du Gouvernement de l’Inde, avec l’aide de la Banque mondiale et du Gouvernement d’Orissa, ont adopté l’approche GIZC dans une perspective  de  coordination des activités des différents secteurs et utilisateurs de ressources pour une gestion durable et une utilisation rationnelle des ressources côtières dans le cadre du maintien de l’intégrité de l’écosystème côtier.

La GIZC intervient ainsi comme un changement de paradigme de l’approche traditionnelle de la gestion sectorielle des ressources côtières vers une approche globale intégrée visant une meilleure gouvernance, connectant la science à la gestion.

Ainsi, pour une gestion et une mise en œuvre efficace de toutes les activités du projet en coordination avec 10 Agences d’Exécution du Projet de la GIZC pour Odisha, une société, à savoir «la Société de Gestion Intégrée des Zones Côtières Odisha », a été nommée comme unité de gestion de projet de l’État.

Le projet de GIZC pour Odisha a été formulé sur la base d’un travail multidisciplinaire et interactive pour promouvoir la gestion durable des zones côtières à travers un vaste processus de consultation pour le rendre aussi inclusif que possible.

Compte tenu de la dynamique de cette zone côtière, une approche adaptative pour la formulation du projet a été suivie et a été soutenue par l’engagement des parties prenantes représentant un des éléments clés dans la mise en œuvre du projet de GIZC Inde.

  • Zone d’intervention du projet :

Le projet a cerné la zone de l’Etat de Odisha.
carte2
La zone représente les spécificités suivantes :

  • Longueur : 64 kms ;
  • Largeur : 20 kms ;
  • Couverture d’eau: 1065 km2;
  • Profondeur: 0.38 à 4.20 m ;
  • Bassin versant: 3987 km2;
  • Village pêcheur: 192 ;
  • Pêcheurs: 0.20 million.

 

  • Objectifs du projet :

L’objectif global du projet GIZC Odisha comprend :

  • Assurer l’utilisation durable et optimale des ressources côtières ;
  • Entretenir perpétuellement la biodiversité ;
  • Conserver les habitats critiques ;
  • Coordonner les initiatives des différents secteurs économiques des zones côtières vers l’optimalité des résultats socio-économiques à long terme, y compris la résolution des conflits entre les différents secteurs vers l’aboutissement de compromis bénéfiques.

Les objectifs concrets du projet comprenaient :

  • La pêche durable côtière ;
  • La protection des ravages des tempêtes et cyclones, basé sur la nature du tourisme ;
  • Le développement d’infrastructures (Gestion de déchets et d’eau, Centre de gestions d’écosystèmes, Centre de facilités commun, Centre de surveillance des eaux du lac…) ;
  • L’utilisation durable des ressources naturelles avec la participation active de la communauté.

Le projet sur le long terme a visé à équilibrer les objectifs environnementaux, économiques, sociaux, culturels et de loisirs,  le tout dans les limites fixées par la dynamique naturelle, et a facilité l’intégration des composantes terrestres et marines du territoire visé dans le temps et dans l’espace à travers le Plan d’action de la GIZC.

Dans ce sens, au niveau du lac Chilika, le projet est venu:

  • Palier à la problématique de complexité de l’écosystème ;
  • Ouvrir l’usage commun des ressources ;
  • Faire face à la perte de biodiversité et à la diminution du rendement de poisson (moyen de subsistance de la population locale).

Cette intégration basée sur une approche multisectorielle a pu guider conjointement les activités de planification et de gestion des secteurs économiques clés du système côtier vers l’efficacité.

  • Actions du projet :

Le projet a fait bénéficier approximativement 25 lakh[1] de personnes de la population côtière de l’Etat d’Odisha.

Environ 4 lakh de personne de 235 villages côtiers de Kendrapara, Jagatsinghpur, Puri, Ganjam Khurda ont directement bénéficié des activités du projet.

Le projet a concerné aussi l’intégration et la gestion du Lac Chilika. Ce dernier a été déclaré en 1981 site Ramsar, et présente des caractéristiques d’écosystème dégradé affectant la biodiversité du lac, de la pêche, et des moyens de subsistance de la communauté de Chilika dépendante de ce lac. En 1992 le Development Authority – Chilika a été constitué et laissa place une année après a l’intégration du Ramsar Chilika dans le Registre de Montreux.

Premier site désigné Ramsar en Inde,  le lac Chilika représente la plus grande lagune d’eau saumâtre à caractère estuarien en Asie.  Plus grand terrain d’hivernage pour les oiseaux migrateurs en Inde, c’est un point chaud de la biodiversité en Inde. Il constitue un mélange unique marin d’eau saumâtre et d’eau douce et habrite un certain nombre d’espèces rares et d’espèces menacées.  C’est aussi le refuge des dauphins de l’Irrawaddy, espèce en voie de disparition.

[1] Le Lakh est une unité de mesure indienne équivaut à 100.000 unités. A titre d’exemple en Inde 150.000 roupies devient 1,5 lakh de roupies.

  • Réalisations dans le cadre du projet :
    • Pêche responsable promue dans le lac Chilika ;
    • 0,2 million de pêcheurs ont bénéficié, jusqu’à gradation des centres de débarquement ;
    • Renforcement de la chaîne de froid et de la certification au profit d’une « pêche responsable » ;
    • Partenariats stratégiques avec des organisations internationales (telles que le Secrétariat Ramsar, Zones humides internationales, la Banque Mondiale ou encore le Centre Ramsar Japon), des organismes de recherche (station centrale de recherche d’eau et d’énergie…), des organisations internationales, des organisations ;
    • locales, des organisations non gouvernementales (Campagne de conservation du lagon de Chilika)… ;
    • Application pilote de la technique d’ingénierie douce pour la protection du littoral (longueur totale de 675 m) ;
    • Mise en place d’un Centre pour la gestion de l’écosystème côtier à Paradeep ;
    • Mise à disposition de moyens de subsistance alternatifs pour les pêcheurs (affecté suite à la protection) ;
    • Promotion de l’héritage touristique ;
    • Productions agricoles (de noix de coco) comme moyen de subsistance de rechange ;
    • Acquisition de 47 catégories de bâteaupour être exploitées dans des centres de pêche ;
    • Construction d’infrastructures pour visiteurs désirant observer les dauphins sur les deux passerelles du lac de Chilika.
  • Réalisations en termes de communication :

Les actions engagées en termes de communication dans le cadre du projet GIZC adopté en Inde ont été :

  • L’organisation d’atelier de consultation pour obtenir les contributions et apports des parties prenantes ;
  • Programmes de formation d’activités agricoles de noix de coco destinés aux femmes ;
  • Ateliers d’amélioration des habilités dans le métier de tissage pour femmes ;
  • La réalisation d’un site web dédié au projet www.iczmpodisha.org visant à diffuser des informations mises à jour relatives au projet ;
  • Un numéro opérationnel sans frais destiné aux parties prenantes afin de le rendre plus accessible ;
  • Réalisation de visuels, support DVD et de bilan de santé.
  • Pays de la Mer Méditerranée:

A l’occasion de la Conférence des plénipotentiaires sur le Protocole GIZC, qui s’est tenue à Madrid les 20 et 21 janvier 2008, le Protocole GIZC a été signé. Sous la présidence de Mme Cristina Narbona Ruiz, Ministre de l’Environnement espagnol, quatorze Parties contractantes à la Convention de Barcelone ont signé le Protocole, dont on site :carte3

  • Algérie : l’élaboration des Plans d’aménagement côtier au niveau des 14 Waliyas côtières, de la zone métropolitaine d’Annaba, configurée par un linéaire côtier qui s’étend de Oued Es Sbâa à l’Est (frontière Algéro-Tunisienne) à Kef N’Za Hossein dans la commune de Chetaibi sur une distance de 228,19km, soit respectivement 43% de la façade maritime de la région programme Nord-Est et 19% de la façade maritime nationale.

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  • Tunisie: L’élaboration d’une nouvelle planification et aménagement de la côte Sud du Grand Sfax et de l’aire marine et côtière protégée Kroumirie & Mogods.

 

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